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21 juillet 2007

Le visiteur est saisi dès l'entrée...

Des fragments de corps humain en skaï rembourré, emprisonnés dans de grands filets noirs, semblent tomber en chute libre où les accueille un amas de traversins. Entourée d’un ring, cette masse au sol est parcourue par un petit personnage de bois allongé paresseusement sur un polochon: Pinocchio, dont le rêve de devenir un être humain semble s’incarner sous nos yeux.
Cette installation fait suite au travail élaboré dans les années 2001-2002 où Annette Messager introduit le mouvement: ainsi avec articulés-désarticulés, des pantins-automates en tissu s’agitent au dessus de formes inertes, telles des épaves, qui semblent renvoyer à une catastrophe. Le mouvement est encore exploré avec Casino, oeuvre conçue autour du thème de Pinocchio pour le Pavillon français de la Biennale de Venise de 2005, rendu ainsi méconnaissable. L’installation centrale, qui constitue le coeur de l’exposition du Centre Pompidou, utilise une soufflerie pour faire se mouvoir, telle une vague, un immense voile rouge, beau et inquiétant. La question du souffle est à nouveau explorée dans une œuvre récente, Gonflés-Dégonflés (2006), jungle d’organes, de peau, de fluides, qui «respirent» en un mouvement ondulatoire, dans une imbrication du dedans et du dehors, sorte de parodie grotesque très sexuelle qui nous renvoie à nous-mêmes.
Inlassable questionneuse de la condition humaine et de l’identité, elle décortique le corps, le tronçonne, le dissèque, dénude son réseau sanguin, étale sa machinerie interne et exibe les organes.

C'est magnifique et vous avez jusqu'au 17 septembre 2007 pour découvrir Les messagers d'Annette Messager au Centre Pompidou.

15 juillet 2007

Détente studieuse.

Mille excuses pour cette absence prolongée, j'étais momentanément captivée par d'autres occupations...retour en force donc avec la présentation de deux expositions " toulousaines ".
La première aux Abattoirs, centre d'art contemporain de Toulouse, et la seconde au château de Taurines. Trois artistes ont retenu mon attention. Herubel
Nicolas Herubel et sa grande installation " Même pas mal " qui investit la nef des Abattoirs. Le travail de cet artiste ressemble à une poésie concrète où les objets hétéroclites qu'il rassemble témoignent dans leur mise en scène d'une aspiration à l'élévation, entre euphorie de l'envol et risque de l'épreuve, symbolisée par le mythe d'Icare.Sorin
Pierrick Sorin, artiste vidéaste, a su créer un univers profondément personnel et humain en développant ses " Théâtres optiques " dans lesquels il joue avec son personnage des saynètes cocasses et burlesques, projetant un regard caustique et poétique sur les travers de notre société. Ces expériences diverses sont traversées par des thèmes récurrents. En particulier l'enfermement insoluble dans des problèmes existentiels et le repli sur soi qui conduit jusqu'au dédoublement de la personnalité.
Nicolas Primat s'inspire des thèses du primatologue Franz de Waal, qui dans son dernier ouvrage " Le singe est en nous ", affirme que nous ne descendons pas du singe mais que nous sommes et restons bien des singes. Il précise par exemple que nous partageons en pire l'agressivité du chimpanzé et en bien meilleur l'altruisme du bonobo. Je vous laisse découvrir un court extrait de l'oeuvre Demo bonobo, vidéo mettant en scène un homme et une femme, affublés respectivement d'un sexe gonflable surdimensionné, et ré-interprétant une parade amoureuse.

Alors, si vous êtes de passage à Toulouse et dans ses environs, suivez le guide...

Mon fil video...

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