La capacité à être un monde à part.
David Lynch est ordinairement célébré pour ses films déroutants et énigmatiques, qui cassent souvent les codes de la narration tout en instaurant un univers sombre, voire cauchemardesque, et pourtant en quête de plénitude. L'exposition The air is on fire (" L'air est en feu ") à la Fondation Cartier nous invite à découvrir Lynch en artiste total: photographe, peintre, dessinateur, auteur, acteur de films d'animation, de décors, musicien et designers de sons.
Son oeuvre est davantage marquée par le rêve et la névrose que par une quelconque logique ou réflexion. Un rêveur en plein jour qui fair surgir dans son esprit ces images qui le poussent à créer: brèches ouvertes sur la réalité, visions d'un monde en proie à la névrose, à la menace. Elles font de lui un artiste à part, indifférent aux problématiques contemporaines, obsédé par sa particulière exploration de l'univers. David Lynch a développé ce regard qui fit de lui un artiste: un homme capable de regarder sous la surface du monde.
Sa force est de ne rien expliquer, de ne ressembler à rien d'autre: c'est sans doute ce qui caractérise toute sa production, cinématographique comme plastique. S'écarter des chemins de la mode et obliger chacun à lire ses oeuvres en les reliant aux méandres de son propre inconscient. C'est sans doute cette position d'étranger qui répond le mieux à la vérité de David Lynch.






Je suis allé voir cette exposition très composée. J'ai surtout aimé les 500 dessins sur toute sorte de supports, en particulier ceux sur les boîtes d'allumettes. J'ai eu plus de mal avec les peintures. David Lynch reste avant tout un cinéaste de talent
Rédigé par: luc | le 18 mars 2007 à 21:30