Avec Angel, il faut aimer la guimauve en plus de la soupe.
Déception sans passion, c'est dire comme je regrette d'avoir été voir Angel de François Ozon sans le moindre intérêt à la fois dans la forme et dans le fond. Il est pourtant bien question de cela lorsqu'on porte son regard sur une oeuvre d'art. L'Humanité écrit " ceux qui sentiront là de la naphtaline n'auront pas compris que réaliser, c'est encore et toujours interroger la forme ": au-delà de cette manière ringarde de donner des leçons, c'est étrange ! et le fond alors ? Les deux sont pourtant intimement liés...Un tableau dont on dirait cette phrase serait taxé de décoratif, je vous laisse en déduire ce qui s'impose. Le Parisien ose même une comparaison avec Autant en emporte le vent; l'héroïne de ce dernier film était d'une fermeté implaccable là où Angel est d'une mièvrerie agaçante. Démonstration tarte à la crème, vérité d'évidence, ni empathie, ni rejet vis-à-vis d'Angel, juste une distance indifférente et trop d'assurance dans la mise en scène qui survole sans jamais creuser l'essentiel. Harlequin au cinéma, même l'argument du second degré ne tient pas. On sort encore plus vide, affamé, souffrant toujours plus d'un déficit d'émotions et d'authenticité, réalité tronquée d'un film creux tourné en sur régime. Angel, monstre avalé par la voracité de son fantasme autiste, aurait mérité en premier lieu le traitement aiguisé du fond au détriment d'une forme mièvre.
2H14 à éviter pour ne pas gaspiller son temps.






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