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05 janvier 2007

Collection permanente du centre Pompidou.

J'ai visité les trois expositions temporaires du centre Pompidou présentant le travail d'Yves Klein, les " Combines " de Robert Rauschenberg et le Mouvement des images. J'avoue avec culpabilité m'être sentie rapidement orpheline sans la collection permanente ! Il faut dire que certaines oeuvres restent gravées dans ma mémoire tant elles comptent dans mon "historique artistique et émotionnel". Baselitz1 
Les peintures et dessins de Georges Baselitz sont d'autant plus présentes qu'absentes. 
Celui qui peint la grande nuit dans le seau représentant un homme-enfant monstrueux qui se masturbe, celui qui s'intéresse aux malades mentaux, aux anamorphoses, à tout ce qui relève de la distorsion, celui qui crée le héros anti-héros, pauvre homme errant, la braguette ouverte, impuissant et vulnérable, celui qui impose ses tableaux " fracturés ", où l'image se présente morcelée, en plusieurs visions floues comme inachevées, celui qui invente le motif inversé, la figure tête en bas. Selon Fabrice Hergott, " Baselitz3ce renversement agit comme si le sujet avait été libéré de l'attraction qui le relie au monde visible, de la même manière qu'un objet propulsé dans l'espace flotte pour toujours dans le vide cosmique. Le vide dont l'oeuvre de Baselitz s'est entouré est probablement ce qui fait instinctivement horreur, bien plus que sa manière expressionniste. En matière de critique d'art, les mots et les idées toutes faites permettent d'éloigner le désagrément d'une réalité picturale que l'esprit pressent devoir mal accepter, en l'occurrence qu'un tableau ne tienne que par ce qui le constitue, sans référence à une idée historique, critique ou autre. "

Au fil de mes pérégrinations sur internet, je découvre le site topolivres où  figure un article reliant la peinture de Baselitz à un jeune auteur. En voici un extrait: " A ma connaissance seul Jonathan Safran Foer s'adonne à de telles visions: corps suspendus aux arbres, virevoltant dans les airs, habitants " brûlés " de bourgades retrouvées, bribes de dialogues flottent au-dessus des maisons basses et des champs lourds. Ces gens sont morts ou vivants, comme on voudra, verticaux ou à terre, peut-être. Mais ils sont tous illuminés par la vision de l'auteur. Comme un vernis révélateur étalé sur une peinture ancienne, dévoilant ses repentirs. Ou encore cette trace de sang décelée par une pluie de sons ultras et de détecteurs chimiques, j'imagine, sur une scène de crime. "
Je vous propose de lire l'entretien de Jonathan Safran Foer Téléchargement JSF.htm sur son dernier livre Extrêmement fort et incroyablement près en attendant que le centre Pompidou présente le nouvel accrochage de sa collection permanente le 1er février 2007.

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Voici les sites qui parlent de Collection permanente du centre Pompidou.:

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