Personnages vulnérables.
Voici mon dernier travail de peinture beaucoup plus "anecdotique" que les autres intitulé Sommes-nous les jouets du destin, représentant la mise en vente d'un robot avec vidéo intégrée Qui commet l'audace de défier les grands moyens de communication ?, et un CD Ravage de l'Idéologie sur une intervention critique de l'Ambassadeur d'Argentine sur le FMI. Ce travail est le prolongement d'autres plus récents que je vous ai présentés en vidéo sur le thème "L'art est-il politique ?", et annonce une série de tableaux de personnages.
Certains personnages de romans apparaissent parfois comme des archétypes tant la réalité est parfois plus caricaturale qu'on ne veut le voir. Je suis en train de lire L'Idiot de Dostoïevsky et Suite française d'Irène Némirovsky et je m'interroge sur cette incroyable galerie de personnages : sont-ils les jouets impuissants du destin, sont-ils victimes des ravages de l'idéologie, sont-ils libres ou non, peuvent-ils changer ?
Le monde de l'Idiot est une société d'où on ne rejette rien. Pas du tout une société à la française avec ses admis, ses "élus" et ses exclus.
Il y a de nombreuses résonances entre la figure de l’artiste “qui serait toujours, spirituellement à l’état de convalescent, de l‘artiste qui comme l’enfant voit tout en nouveauté” et le personnage principal de l’Idiot.
A suivre...
Vous pouvez retrouver cette peinture dans l'album photo 2008.





Lors de mes pérégrinations sur internet, je suis tombée sur un article intitulé Le poubellisme, le nouvel art visuel des temps modernes et j'ai immédiatement fait la connexion avec le travail des ballons fin 2007 et les dernières peintures que je vous présente dans la vidéo et l'album photos 2008. J'aime bien cette expression qui consiste à "institutionnaliser" les détritus si présents dans notre société. J'aime encore plus la jonction entre les idées de nature morte -genre classique de la peinture-, de déchets et de recyclage humain. Un nouveau sujet de peinture, mélange de la figure et de l'informe, qui permet de rebondir pour renouveler la peinture dont l'histoire est longue et dense. 
L'une de Stéphane Thidet, rencontre fortuite entre une forme archaïque d’architecture (la cabane) et une forme primaire d’événement (la pluie), compose le tableau délicat d’une lente destruction à venir. L’installation se donne à voir comme un paysage poétique livré aux caprices du temps.


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